6 janvier 2024

Pour protéger Nasser al-Khelaïfi, le Qatar aurait fait pression sur la police française

Une enquête de Mediapart révèle des détails troublants concernant l’interpellation de Nasser al-Khelaïfi, président du PSG, le 5 juillet 2023. Alors que le président parisien avait justifié son retard à la conférence de presse pour des « problèmes familiaux », il avait en réalité été interpellé à sa sortie de son jet privé sur le tarmac de l’aéroport du Bourget dans le cadre d’une enquête sur la détention au Qatar de Tayeb Benabderrahmane. Les nouvelles révélations suggèrent que le Qatar aurait exercé une pression sur la police française pour protéger al-Khelaïfi.

Pressions diplomatiques et négociations prolongées

Lors de son interpellation, Nasser al-Khelaïfi aurait initialement refusé de coopérer, se retranchant dans son jet privé pour gagner du temps. Simultanément, le Qatar aurait exercé des pressions sur les ministres français de l’Intérieur, Gérald Darmanin, et des Affaires étrangères, Catherine Colonna, en invoquant l' »immunité diplomatique » du président du PSG. Après plus de deux heures de négociations tendues, al-Khelaïfi aurait finalement accepté de collaborer avec la police française et remis son téléphone portable, malgré les menaces émanant du secrétaire de l’ambassade du Qatar. Ces événements soulignent les tensions et les manœuvres diplomatiques entourant l’affaire, jetant une lumière crue sur les efforts déployés pour protéger le président du Paris Saint-Germain.

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