4 janvier 2024

PSG. Darmanin, fisc… La justice française enquête sur le transfert de Neymar à Paris en 2017

L’enquête sur les agissements présumés de la « cellule parallèle » du Paris Saint-Germain se développe, révélant des soupçons entourant le transfert de Neymar à l’été 2017. Selon un rapport de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), examiné par Libération, la justice française s’intéresse particulièrement au paiement de la clause libératoire de Neymar, acquis par le PSG pour un montant de 222 millions d’euros en provenance du FC Barcelone.

Pressions pour des faveurs fiscales

Les enquêteurs ciblent l’ancien directeur de la communication du PSG, Jean-Martial Ribes, déjà mis en examen pour corruption et trafic d’influence actifs. Ils le soupçonnent d’avoir exercé des pressions sur le gouvernement pour obtenir des avantages fiscaux sur la clause libératoire de Neymar. L’objectif présumé était d’éviter que cette clause ne soit soumise aux cotisations de la Sécurité sociale et à l’impôt sur le revenu, limitant ainsi le montant final payé par le club parisien. Les enquêteurs se fondent sur des centaines de messages provenant du téléphone de Ribes, qui aurait échangé directement avec Hugues Renson, ancien député macroniste et vice-président de l’Assemblée nationale. Renson aurait agi en liaison directe avec Gérald Darmanin, ministre des Comptes publics à l’époque, cité dans l’enquête, pour répondre aux demandes des dirigeants du PSG. L’enquête en cours vise à déterminer le rôle précis de Ribes, de la hiérarchie du PSG et de Gérald Darmanin, actuellement ministre de l’Intérieur, et à évaluer toute incidence sur les finances publiques.

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